
Comment doper l’engagement des collaborateurs par la démarche RSE ?
👉 2,3 millions de salariés sont désengagés. Le coût associé est estimé entre 56 et 67 milliards d’€ (Étude Imagreen – Institut Kantar 2022, Gallup 2025).
👉 77 % des collaborateurs déclarent avoir du plaisir à travailler dans une entreprise s’il existe une fonction RSE (Baromètre de la perception RSE – Medef, 2023).
Comme le montrent ces chiffres, la RSE est une opportunité stratégique pour renforcer la cohésion et la motivation au sein de vos équipes. Comment sensibiliser les collaborateurs, lever les freins et transformer les bonnes intentions en actions concrètes ?
Anne et Jérôme ont animé un webinaire en mars dernier sur ce thème, pour explorer les clés d’un engagement collectif autour de la RSE. Au programme :
- Constat et enjeux actuels : la RSE, moteur de la performance humaine. Aujourd’hui, la Responsabilité Sociétale des Entreprises est devenue le pivot de l’expérience collaborateur. Dans un marché du travail marqué par la quête de sens, les entreprises qui intègrent sincèrement les enjeux sociaux et environnementaux constatent une hausse de l’attractivité de la marque employeur et de la satisfaction au travail. La RSE transforme le rapport au travail : d’une obligation de présence à une adhésion à un projet commun.
- Identifier les freins : pour lever les résistances au changement. Le déploiement d’une stratégie RSE se heurte souvent à des murs invisibles. Qu’il s’agisse de la peur de la surcharge de travail, du sentiment de « greenwashing » ou de la déconnexion entre les annonces de la direction et la réalité du terrain, ces blocages sont naturels. Accros à nos habitudes, notre cerveau ne nous aide pas ! Désengagement passif, scepticisme affiché ou manque de ressources, il y a des outils pour dépasser les biais et transformer le « Pourquoi faire ? » en « Comment contribuer ? ».
- Sensibiliser efficacement : au-delà du discours, l’expérience. Pour que la RSE infuse, elle doit être vécue. Finie l’époque des longs rapports PDF que personne ne lit. Nous passerons en revue les outils ludo-pédagogiques qui marquent les esprits : ateliers collaboratifs pour une prise de conscience systémique, gamification, mise en avant des ambassadeurs internes plutôt que des experts externes pour favoriser l’identification.
- Former pour faire évoluer les pratiques : vers une acculturation profonde. La sensibilisation est l’étincelle, la formation est le carburant. Créer une culture RSE partagée nécessite d’adapter les compétences de chacun. Il faut travailler sur les compétences métiers bien sur : comment un acheteur, un marketeur ou un RRH intègre-t-il les critères durables dans son quotidien ? Mais aussi accompagner le management responsable : former les managers à piloter non seulement la rentabilité, mais aussi l’impact social de leur équipe. L’objectif est de passer d’une démarche « top-down » à une intelligence collective.
- Passer à l’action : méthodologie pour mobiliser vos équipes sur le long terme. L’engagement ne vaut que s’il s’inscrit dans le temps. Pour éviter l’essoufflement après le lancement, la feuille de route doit intégrer sur plusieurs années quelques étapes clefs : la définition des objectifs, la mise en place d’indicateurs de suivi, valoriser les victoires d’étape pour maintenir la motivation. Créer des réseaux de référents RSE permettra également de faire vivre la démarche dans chaque département.
Engagement des collaborateurs : vers une entreprise vivante et alignée
En définitive, cette présentation est une invitation à repenser le pacte qui unit l’entreprise à ses collaborateurs.
La RSE ne doit plus être perçue comme un centre de coût ou une contrainte administrative, mais comme le levier de performance le plus puissant du XXIe siècle. En replaçant l’humain et la planète au cœur de vos décisions, vous ne vous contentez pas de répondre aux exigences du marché ; vous bâtissez une organisation résiliente, capable d’attirer les talents de demain et de susciter une fierté d’appartenance authentique.
Passer de l’intention à l’impact demande du courage et de la méthode. Mais en transformant chaque collaborateur en un acteur du changement, vous créez une dynamique où le sens nourrit l’action, et où l’action renforce la pérennité de votre modèle.
« L’engagement ne se décrète pas, il se cultive. Faire de la RSE le socle de votre culture interne, c’est choisir de faire de votre entreprise un des meilleures pour le monde. »
